Dès l’ivre moi

15 01 2012

Je veux vivre, ivre, sinon plutôt mourir. Ivre d’amour ou d’ivresse que le tanin m’en prie. Te priant de tes caresses sur ma peau ou dans ma bouche. Que ta chair me touche et que je goûte sans répits jusqu’à la lie, étendue dans mon lit, ne part pas. S’il te plait ne part pas comme le temps qui passe et me laisse ces souvenirs qui t’effacent doucement de moi. Ton goût disparaît au matin et j’ai encore envie de toi, même si tu n’es pas là. Le froid me fait hésiter un instant de sortir, mais en fait c’est moi qui ne veux plus m’endormir. Que le temps qui passe, qui passe sans moi, sans toi, sans ces souvenirs de gens qui disparaissent, sans les deuils que l’on se fait à nous même, sans cesse, parce que c’est aussi ça la vie. La distance qui me sépare de mon enfance apporte de plus en plus de souffrance. D’un deuil à l’autre, je ne peux plus me sentir, je ne peux plus te voir mourir, chaque nouvelle fois. D’un ton sévère, je me dis dans un cri qui m’arrache la gorge « ASSEZ! », même si je ne m’écoute jamais. Comment puis-je me laisser ainsi, ton amertume me rend fou, j’en veux encore, je veux boire ton corps jusqu’à la toute fin. Jusqu’à ce que je te crie « reviens » et qu’une d’une froideur ridicule, tu ne daignes même pas osciller la tête vers moi. Ton dernier souvenir sera tes pas et cette douceur que tu avais, quand tu descendais en moi.


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